Les effets délétères des écrans sont d’abord et avant tout liés à leur usage nocturne car celui-ci perturbe un de nos biens les plus précieux : le sommeil. Certaines études montrent d’ailleurs que le temps passé devant des écrans a une incidence sur l’attention, la mémoire et les apprentissages. Pour compenser cette dette de sommeil, les adolescents ont tendance à beaucoup dormir le week-end. Ados et porno: «Le plus important, c’est que les parents invitent au dialogue». Même chez les plus jeunes. Elle observe aussi une « altération de la motricité fine » chez des petits de 3 ans, « qui ne savent pas tenir un cube » ou encore des enfants qui regardent moins les adultes parce que l’écran « fait écran ». En Amérique du Nord et en Europe, plusieurs directions de santé publique et associations de pédiatres ont formulé des recommandations concernant l’exposition des enfants aux écrans.Voici les recommandations émises par la Société canadienne de pédiatrie (SCP) et les Directives canadiennes en matière de comportement sédentaire. Des scientifiques réunis à Paris appellent les parents à être vigilants sur l'usage des écrans par leurs jeunes enfants. Plus de deux heures d’écran par jour : un risque accru d’anxiété et de dépression chez les jeunes. Fort heureusement, il existe des solutions pour endiguer une partie de ces risques. Les facteurs biologiques, neurologiques et environnementaux jouent tous un rôle. L’objectif a été d’évaluer leur impact sur l’activité des tout-petits quand ils grandissent. Par exemple, une étude montre qu’il suffit de neuf minutes de dessins animés pour qu’apparaisse une réaction s’apparentant au TDAH. Date de mise en ligne : 29/01/2020. « La course au like est d’autant plus nocive que l’estime de soi est fragile », indique aussi le texte. Notamment pour ceux qui consultent leurs écrans la nuit : « Si un adolescent est soumis à de la lumière bleue des écrans, celle-ci va accroître sa vigilance et inhiber sa sécrétion de mélatonine, hormone clé de l’endormissement. Les likes étant le baromètre de leur popularité, certains ados ont une image parfois brouillée d’eux-mêmes. Un point sur les recherches actuellement en cours. Snapchat ou Instagram, publient des storys, regardent des vidéos sur YouTube… Les De nombreux spécialistes ont pointé du doigt les risques de la «lumière bleue» des écrans qui inhibe l'hormone de l'endormissement, la mélatonine. Un besoin de sommeil rarement écouté à cet âge-là. Les auteurs de l’appel soulignent aussi les dangers dus à la facilité d’accès sur Internet à des scènes violentes ou pornographiques. À l’occasion de la semaine du cerveau qui s’est déroulée du 11 au 17 mars 2019, les scientifiques ont relancé le débat sur l’impact des écrans sur le cerveau, notamment chez les plus jeunes. Troubles du sommeil, désinsertion sociale, création d’une « bulle virtuelle » et surexposition aux fake news sont notamment pointés du doigt. Quels sont réellement les effets des écrans sur les ados ? Et ce manque de sommeil est aggravé avec l’invention des objets numériques. Le point dans cet article. Il importe que les parents maintiennent un dialogue positif sur l’utilisation des écrans et restent attentifs aux symptômes de fatigue liés aux troubles du sommeil, aux signes d’isolement pouvant conduire à un repli sur soi et à un fléchissement des résultats scolaires. Ce besoin physiologique est essentiel pour notre santé tant physique qu’émotionnelle et notre capacité à apprendre. Les jeux vidéo sont aussi dépeints comme une « source de satisfactions positives et d’améliorations de certaines performances intellectuelles ». Des dizaines d'études sur les conséquences des écrans pour les jeunes enfants ont déjà été publiées, notamment aux Etats-Unis ou au Canada. Cet effet bénéfique est moindre, mais non négligeable, durant les mois moins ensoleillés ou lorsque la myopie … Or les écrans et leur éclairage émettent de la « lumière bleue » invisible pour nos yeux. L’impact des écrans sur le sommeil, une question d’âge ? Rester informé des actualités citoyennes et administratives, Service fourni par DemarchesAdministratives.fr, ©2010-2019 DemarchesAdministratives.fr - Tous droits réservés, Les effets des écrans sur le développement du cerveau des enfants. De quoi obtenir, selon eux, des données bien plus précises. Autre observation de l’équipe de ABCDstudy, les enfants qui passent plus de 2 heures par jour sur les écrans obtiennent de moins bons résultats lorsqu’on évalue leurs capacités de réflexion et leurs compétences linguistiques. « J’ai des enfants qui ne disent pratiquement rien, mais récitent l’alphabet comme des perroquets à partir de ce qu’ils ont vu sur ordinateur », a expliqué la pédiatre Sylvie Dieu Osika. Les troubles du sommeil qui en résultent peuvent entraîner de la fatigue, des troubles de l’attention, une agressivité, et affecter les résultats scolaires du jeune », informe le chronobiologiste Yvan Touitou. « L’école a beaucoup à faire pour déjouer les usages du numérique », déclare tout de go Serge Tisseron. 05/12/17 | ETUDE, Les ados accros à leurs smartphones auraient une santé mentale plus fragile, 05/11/15 | INTERVIEW, Télévision, tablette, smartphone.. : «Il faut associer l’usage des écrans…, 14/03/18 | NUMERIQUE, Choix de consentement © Copyright 20 Minutes - La fréquentation de 20 Minutes est certifiée par l’ACPM, Dépression. Que penser alors des enfants qui regardent la télévision durant une heure avant d’aller à l’école? Photo Didier Debusschère Le temps passé devant les écrans a explosé depuis le début de la pandémie chez les jeunes. Les écrans ont un impact sur le cerveau des enfants Jeudi 7 novembre 2019 Le temps que les enfants passent sur les écrans modifierait la structure physique de leur cerveau. «Les adolescents passent en moyenne 7 à 8 heures par jour devant un écran. “Les jeunes, grands utilisateurs d’électronique, jouent moins à l’extérieur que leurs prédécesseurs. EDUCATION Un appel à la vigilance est lancé afin de minimiser les risques pour les jeunes, Publié le 09/04/19 à 09h25 Selon une étude Elabe réalisée réalisée en juin 2019 pour l’association AXA Prévention, en collaboration avec le docteur Laurent Karila et l’association SOS Addictions, si 69 % des parents estiment donner le bon exemple à leurs enfants en matière d’écrans, la réalité est tout autre : 20 % des parents regardent un écran pendant un repas de famille ou 22 % consultent leur téléphone toutes les 10 minutes ! L’OMS recommande donc aux parents de fixer un temps d’utilisation maximal d’une heure à partir de 2 ans, et d’interdire tout écran avant cet âge. C’est beaucoup plus significatif que prévu depuis que les écoles ont instauré des écrans dans le système d’éducation», a souligné la chercheure en psychiatrie au CHU Ste-Justine, qui dresse un parallèle entre la méconnaissance des risques du tabac dans les années 19… « Et ceux qui n’ont pas été accompagnés dans l’usage des réseaux sociaux tombent dans le piège des fake news où se surexposent », insiste Serge Tisseron. « Avec le risque que l’adolescent glisse, une fois adulte, vers des jeux d’argent », indique-t-il. Le fait qu’un jeune investisse un peu d’argent dans un jeu vidéo fait qu’il sera plus accroché. Nous ne savons pas encore si c’est une mauvaise chose. » Ce ne sera qu’avec le suivi des enfants dans le temps que les chercheurs pourront tirer des conclusions sur un rapport éventuel de cause à effet. Les dangers véhiculés par les réseaux sociaux ne sont pas en reste, l’appel indiquant que « certains problèmes sont apparus avec le temps, tels que la place croissante de la violence, de la désinformation ou même du harcèlement et du prosélytisme ». Le premier à cause de la fréquence des stimulations visuelles et le second à cause de la musique qui, étudiée avec soin pour créer une dépendance, font en sorte que l’e… Ce troisième volet de la série « Cerveau » initiée par Futuribles en janvier 2019 est consacré aux interactions homme / machines (écrans, ordinateurs…) et, plus particulièrement, à l’impact des écrans sur le développement et le fonctionnement du cerveau, notamment chez les jeunes. « Nous savons que les bébés qui jouent avec un iPad n’appliquent pas ce qu’ils apprennent sur l’iPad dans le monde réel, c’est-à-dire que si vous donnez à un enfant une application où il joue à empiler des Legos virtuels, des blocs virtuels, une fois en face de vrais blocs, ils doivent tout recommencer. » Il n’y a pas de transfert de connaissances du virtuel en 2D au réel en 3D : l’apprentissage sur tablette ne remplacera donc pas de « vrais » jeux pour développer les capacités cognitives et motrices des tout-petits. Grégoire Borst, spécialiste du cerveau et de neurosciences, s’intéresse ici aux conséquences de l’exposition accrue aux écrans, … Un appel « à une vigilance raisonnée sur les technologies numériques » est réclamé. Avec des confrères, il est responsable des dernières préconisations en matière d’écran pour l’Académie américaine de Pédiatrie qui recommandent aux parents « d’éviter l’utilisation des médias numériques, sauf le chat vidéo, chez les enfants de moins de 24 mois ». — Mis à jour le 09/04/19 à 17h11. Les jeux sur la tablette sont notamment populaires. Ils offrent une nouvelle façon d’être en rapport avec les autres et permettent d’échapper à la solitude », souligne Serge Tisseron, psychiatre et membre de l’Académie des technologies. Société Quels sont réellement les effets des écrans sur les ados ? Tel est le principal enseignement d’une étude menée au Canada entre 2014 et 2018 par des chercheurs de l’Université de Colombie-Britannique auprès de … Les jeux vidéo ne sont pas non plus exempts de risques : « Les fabricants de jeux vidéo utilisent des stratégies pour retenir les adolescents. La surexposition aux écrans des enfants et parents pointée du doigt par les scientifiques, Les heures d’écran des enfants impactent leurs capacités intellectuelles, Les conseils pratiques du CSA pour protéger les enfants des écrans. Idem pour ceux qui sont issus de familles confrontées aux difficultés matérielles, d’autant qu’ils sont souvent moins bien accompagnés par leurs parents dans leur utilisation des outils numériques que des jeunes issus de milieux favorisés. Les deux tiers des 4 èmes sont sur un écran avant de s’endormir. Dans le cadre de leur travail avec les enfants, des professionnels se demandent s’il n’existerait pas une corrélation entre surexposition aux écrans et retard, voire absence de langage, des troubles, qui selon elle, sont de plus en plus fréquents. « Aujourd’hui, 89 % des 13-19 ans ont un smartphone et 60 % d’entre eux déclarent qu’il reste allumé tout le temps. Toutefois, la scientifique reste prudente : « Nous ne savons pas si cela est causé par le temps passé devant un écran. Il propose des informations neutres et scientifiquement fondées, et met à disposition des particuliers et des professionnels des articles didactiques sur les risques de la surexposition aux écrans, des tests, des supports d'information et des conseils adaptés aux publics concernés (je… L’étude montre comment les écrans affectent le cerveau des enfants, Une réduction du cortex chez les enfants qui passent plus de 7 heures par jour devant des écrans, Plus de 2 heures d’écran par jour affecteraient la réflexion et le langage, Des observations que confirment des pédiatres. Et cette surconsommation d’écran peut avoir des effets sur la santé des adolescents. Le soleil nous en en… « Les adolescents qui présentent des fragilités psychiques liées à des situations de maltraitance, à des deuils, à des séparations, sont susceptibles d’avoir un usage plus pathologique des écrans », constate Serge Tisseron. « Un nombre croissant de recherches suggèrent que le temps passé en ligne bénéficie à une majorité de jeunes qui en font bon usage », souligne l’appel. « Depuis 2000, c’est la première fois que le QI commence à descendre », affirme ainsi Michel Desmurget sur RMC. Or, l’exposition à la lumière du jour a un effet protecteur contre la myopie. 90% des études sur les jeunes de 5 à 17 ans du monde entier ont montré que plus de temps d’écran est associé aux heures de coucher tardif, moins d’heures de sommeil et une qualité de sommeil plus faible. Une des premières observations faites par les scientifiques de l’ABCDstudy, c’est que chez les enfants passant plus de 7 heures par jour sur des écrans, on observe une réduction du cortex, la couche extérieure du cerveau qui permet de traiter les informations venues des 5 sens. Pourtant, les chiffres démontrent qu’ils sont de plus en plus jeunes à les utiliser régulièrement… D’autant plus que les écrans n’ont pas un impact seulement sur les yeux mais aussi sur les capacités d’attention et de concentration, le comportement général, le bien-être… Il est important de limiter leur temps passé devant ces écrans afin de favoriser leur croissance. Dans un texte publié ce mardi, l’Académie des sciences, l’Académie nationale de médecine et l’Académie des technologies font le point sur les risques liés aux écrans pour les adolescents. Les ados accros à leurs smartphones seraient plus exposés aux troubles psychologiques, VIDEO. En France, l'Académie des sciences a rendu un avis sur le sujet en 2013 et un autre plus récent en 2019 (Appel à une vigilance raisonnée sur les technologies numériques). Eux se sont appuyés sur une auto-évaluation rétrospective, ainsi que sur un suivi quotidien du temps passé derrière les écrans. L’appel invite aussi les parents à avoir un usage raisonné de leurs propres outils numériques, car « l’excès chez l’adulte peut provoquer l’excès chez l’enfant ». Des problèmes qui ne seraient pas irréversibles et qui disparaissent d’après elle lorsque les enfants arrêtent les écrans. 16 décembre 2020. Avec les autres membres des académies, il appelle les pouvoirs publics à mettre en place des formations pour tous les intervenants auprès de la jeunesse, « afin de contribuer à réduire les conséquences des disparités sociales, notamment dans l’utilisation des réseaux sociaux ». Ils alertent sur les effets d'une surconsommation. Télévision, smartphone, jeux vidéo : en moyenne, les jeunes âgés de 2 à 17 ans passent plus de trois heures par jour devant un écran, et même plus de 4 h 30 chez les 14-17 ans. A l’heure où nombre d’entre eux passent plus de trois heures par jour devant un écran, les auteurs de l’étude invitent les parents à mieux contrôler leur consommation. C’est un évènement normal du développement cérébral, mais qui apparait en général plus tard a expliqué le Dr Gaya Dowling du NIH dans l’émission 60 minutes de CBS en décembre dernier. Inscrire un enfant à l’école primaire. À la tête d’une étude sur le lien entre les écrans et le bien-être des jeunes, Patricia Conrod a été claire, le temps passé devant les écrans par nos jeunes est trop important. Une étude récente menée par des chercheurs québécois et américains a mis en évidence l’impact sur le long terme d’une exposition importante aux écrans dans les premières années de vie. Même si certaines recherches nécessitent des années d’observations, certains résultats déjà rendus publics interpellent les scientifiques.